Ca valait la peine, de grimper tout là haut...

Publié le par Laetitia

Pendant ma tendre enfance (juste avant la pénible adolescence, la puberté, les seins qui poussent pas, etc !!), nous avions coutume, après le repas dominical, de passer prendre le café/gateaux sec chez les grand-parents . Il est vrai que j'avais du mal à contenir mon enthousiasme, lorsque que l'on n'y allait pas !

Nous habitions une maison de ville, et les parents pensaient (à juste titre) qu'il fallait s'oxygéner un peu à la campagne.

Après leur pause café, où nous nous tenions correctement  endormis à compter les minutes qui n'en finissaient pas, on avait le loisir de pouvoir profiter du jardin. C'est là, que j'ai fais mes premières grimpettes.

Je n'ai jamais rien connu de plus délicieux, que de manger des cerises au creux des branches de l'arbre porteur, perchés comme des moineaux: A s'en faire péter les boutons, on se goinfrait en naviguant de branche en branche, à toujours chercher à atteindre les plus hauts points, où se trouvaient les fruits gorgés de soleil. Il est vrai qu'avec ce régime, on apprend également la chimie des intestins qui explosent !!

Mais voilà, le temps des cerises c'est plutôt court, et j'avais pris goût à l'escalade ! Il y avait un terrain à coté du jardin, bordé d'une haie d'arbres, où nous avions pris l'habitude de passer nos après-midi. le jeu était simple, il fallait savoir traverser cette enfilade naturelle, sans jamais poser le pied parterre. Je connaissais chaque recoins, chaque irrégularités qui me permettait de prendre appui et de traverser cette jungle miniature ( me souviens plus la race des arbres...quelques noisettiers...mais pas solide le noisetier pour soutenir un poids!). J'aurais fait palir la plus vigoureuse des gorillettes, par mon agilité à me faufiller dans les branchages. J'étais aussi sponsorisée par "Pansements", tellement je m'égratignais de partout !!

Cette rangée d'arbres servait de séparation à un autrejardin, et elle était renforcée d'un grillage assorti au joli fils barbelé qui surplombait le tout.

Mais voilà, le propriétaire du-dit jardin devait en avoir assez de voir ces gros oiseaux tous les dimanches, et un jour, il a laché son énorme berger allemand ( à l'époque c'était considéré comme un chien dangeureux!!). Je revois encore ce mastodonte courrir, vers moi, perchée à trois mêtres du sol, lui les babines retroussées, la rage baveuse...

Gros coup de flippe ; car j'avais un peu trop regardé 30 millions d'amis et le célèbre Marbouc qui était capable de faire du saut à la perche, sans la perche ! j'ai eu peur, et dans la panique, j'ai imaginé que ce putain de chien allait réussir à me dévorer le pied, rien qu'en sautant après le grillage.

Alors, ni une ni deux, j'ai voulu sauter de mon arbre, mais ma chaussette en avait décidé autrement. Elle venait de se lier profondément avec le fils barbelé qui traversait par là. Je les soupconne d'avoir eu une relation très étroite, surtout lorsque ma tête est partie  avant le reste de mon corps retenu de l'autre coté!  Le barbelé est rentré plus profondément dans la chair de ma chair, donc la peau de ma cheville, avant de daigner lacher prise contre la pression de l'attraction terrestre. je suis donc arrivé, la face contre le sol et j'ai pu récupéré mon lambeaux ensuite !!

Evidemment, pour ne pas me faire engueuler genre " je t'avais bien dit de ne pas grimper aux arbres", j'ai caché bravement ma blessure, sous un kleenex (et le reste de chaussette qui avait un peu morflé), Je suis rentrée, fière comme un i qui a un baton de coincé dans le cul, les cheveux hagards et l'oeil ébourriffé, en serrant un peu les dents (car une suture aurait été la bienvenue!!).

la cicatrice est toujours là, pour me rappeler comment j'adorais ça !! ( si je retouve l'inventeur du fils barbelé, il passera un sale quart d'heure!!)

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Publié dans Tranches de vie

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P
tu parles bien de ton enfance ,on s'y retrouve !
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L
chouette, t'es rentré !!!
N
Les enfants s'inventent un monde avec un presque rien... n'arrivez vous pas à voyager ainsi ?
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L
j'ai beaucoup voyagé grace aux arbres, au vent, au ciel qui se croisaient dans ces branches...
C
Hier tu grimpais aux arbres, aujourd'hui tu grimpes au filet.Tu as eu de la chance que ton voisin n'était pas dans son mirador, tu aurais pu prendre du plomb dans les fesses.
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L
déjà, on était pas sur son terrain, juste à la bordure...<br /> mais il est vrai qu'un jour, il a été très persuasif en nous montrant le fusil!!
M
Alors comme ça tu as été "gorillette" dans une autre vie ?Et ce con de voisin, tu n'as jamais voulu t'en venger ?M.
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L
c'est pas le voisin qui était con, mais moi et ma putain d'imagination, le fait de penser que le chien aurait pu m'atteindre, c'était débile!!<br /> si tu savais....