"Moi j'préfère manger à la cantine..."
On n'imagine pas combien de munitions potentielles, peut représenter une assiette de cassoulet.

Il est midi, l'heure du premier service de la cantine du collège. la salle est bondée...
Les Experts n'étaient pas sur le terrain, il me sera difficile de déterminer d'où est parti le premier haricot. Toujours est-il que le point d'impact fu la joue d'un innocent élève qui a aussitôt réarmé sa fourchette...Réaction en chaine oblige !
Comme nous étions déjà sur-entrainés à l'art d'esquiver les boulettes de papier-maché(lancées à la sarbacanne-stylo-Bi-transparent...outil prédestiné au tir), on a très vite réagi à ce premier assaut. Dans une parfaite maîtrise de la fourchette, le clan (notre tablée) est passé à l'offensive : William Saurin, chef de l'artillerie !Les saucisses toulousaines ont décollé, n'épargnant rien sur leur passage. Les rondèles de saucisson à l'ail ont été de courageux alliées et sont directement montés aux fronts.La bataille se généralise, ça vole, ça fuse, ça percute, ça explose de toute part, la frénésie est totale ! le cassoulet est aux anges, nous l'honnorons d'un "14 juillet explosif" !
Le pauvre surveillant résiste à un tir groupé, mais il est complètement dépassé par cette liesse collégiale...
Et puis, les assiettes se vident...Les projectiles viennent à manquer...
Le spectacle des tables ayant servi de tranchées, les chaises de bouclier protecteur, les vitres, les murs, le sol, maculés de nourriture, nous rappelle gentiment qu'il faudra se passer de dessert...et Vite !!!
Nous rassemblons la troupe et nous extirpons de ce bourbier : le sol glissant était devenu le terrain propice au dérapage-cassage-de-geuele en bonne et du forme...
Il n'y a pas eu de second service ce jour là, mais nous aurons notre involontaire moment de gloire par le biais d'un article, rubrique fait divers, dans le journal local !!