Taupe là
S'il y a un truc sur lequel je suis limite maniaque, c'est l'entretien de mon jardin. Faut que la pelouse soit aussi nickel qu'un terrain de golf (j'ai des goûts simples, mais de luxes !).

La première année de mon arrivée, j'ai été confrontée au problème de la taupinnière, petit monticule de terre qui forme comme des volcans sur l'herbe.C'est surtout très chiant lorsque tu plantes la tondeuse dedans...A la fin, ça ressemblait plus à un désolant champ de mines.
Je n'aime pas faire de mal aux animaux, mais faut pas non plus qu'ils viennent envahir mon espace.
J'ai essayé de parlementer en douceur : genre casse-toi dl'à sinon je t'explose...nous avons échangé quelques mots doux, mais j'ai bien compris qu'elle ne capitulerait pas comme ça.
Donc aux grands maux, les grands moyens : poison déposé au fond du trou, alors là j'ai eu l'impression qu'elles festoyaient en se foutant bien de moi et qu'en plus elles se reproduisaient.
Ok, bougez pas les grognasses, je vous attends au tournant: Fumigènes, je vais vous gazer la tronche....J'aurai pu traire un âne que j'aurai eu le même résultat...Rien...
J'en était à me demander, si avec de la dynamite je ne risquerai pas d'abimer le terrain, lorsque ma voisine m'a parlé d'un super poison.Donc me voilà en possession d'une poudre blanche à laquelle il fait adjoindre des morceaux de ver de terre. Oui, des morceaux et pas des vers entiers.
Trouver des vers, c'était pas un problème, mais les découper, là... le ver de terre, c'est le pote du jardinier par excellence, mais c'est aussi le repas préféré des taupes. Donc partagée entre ma conscience et l'envie de me débarrasser de l'envahisseur...jJ'ai opté pour la guerre!
je sors les lombrics de mon sac, et avec mon petit couteau de cuisine, je commence à les découper à même le sol de la terrasse...Une suée monte le long de de ma colonne, ils gigotent...Ils m'ont rien fait ces pov vers...et ce putain de couteau coupe mal...c'est crado....ce que je fais m'écoueure, du coup j'ai du mal à bien appliquer la lame sur ces bouts de bidoches qui se tortillent de douleur... Je crois avoir murmuré une bonne centaine de "putains", tellement je luttais avec Moi, pour ne pas me vomir dessus...
Lorsque j'eu terminé ce massacre involontaire, je dégoulinais de partout, comme si tout le dégout s'échappait par les pores de ma peau...Il m'a fallu ajouter à tous ces morceaux gluants, le fameux poison (ça gigotait encore...) et l'introduire au fond des taupinières...
J'ai prié pour que cet acte de barbarie soit le dernier de ma carrière, et qu'enfin ça fonctionne .
Bingo, je n'ai plus jamais été ennuyée par ces envahisseurs miniers.