Lynch
S'il en est un qui m'a énormément remuée, c'est bien David Lynch.
Tout commence en 1976 avec un film à petit budjet, Eraserhead (qu'il faudra que j'attende un peu avant de pouvoir le regarder), mais qui verra s'installer l'univers noir et glauque de Lynch.
Mais c'est en 1980 avec Elephant Man, qu'il accèdera à une certaine reconnaissance. On oubliera l'épisode foireux de l'adaptation de Dunes, en 1984 de F. Herbert. Un gros budjet, pour un ensablement total.
C'est en 1986, que je pénètre vraiment le Blue Velvet, un film étrange, où les couleurs saturées matérialisent les caractères perturbés des personnages.La symbolique y devient très forte : comme un voyage intérieur, cauchemardesque.C'est aussi le début d'une longue et hypnotique collaboration avec le compositeur Badalmenti.La musique fait partie intégrante et intensifie l'univers torturé de Lynch.

En 1990 arrive la consécration, "la prestigieuse reconnaissance du festival de Canne"(c'est ironique quand je parle de Cannes et son lot de m'as-tu-vu!!) avec Sailor et Lula, en 1990. Un road movie urbain violent,décadent et décalé...
Mais là, où j'ai une explosion neuronnale, c'est avec l'arrivée de la série Twin Peaks(1992). Là on cotoie l'innacessible, l'imcompréhensible, d'abord au départ, avant de toucher le conceptuel pure. Le problème c'est qu'il faut au téléspectateur moyen du prémaché. La réflexion qu'entraine la symbolique est trop éprouvante pour un grand lot de matières grises.Ce qui expliquera l'accueil glacial, du public face aux Derniers jours de Laura Palmer. Je ne développerai pas ici...mais c'est pas l'envie qui me manque dêtre prolixe à ce sujet.
On dit qu'Eraserhead est la génèse du Lynchland et que Lost Highway(1995) peut-en être l'épilogue. Il en parlera comme "une fugue psychologique".
Et puis, un jour,Une Histoire Vraie, une surprise avec ce film très personnel, où sa femme se charge entièrement de l'écriture du scénario. Ce film est en rupture totale avec ses travaux précédent. Un voyage surréaliste d'un vieux qui veut rejoindre son frère ainé (qui a eu une attaque et avec qui il était faché)sur sa tondeuse à gazon, pendant son périple, il va faire des rencontres. C'est sur une idée simple que va s'étayer un film merveilleux, en décalage avec le reste de la filmographie de Lynch.
en 2001, la serie Mulholand Drive est interrompue car jugée trop incohérente.Canal + contact Lynch afin d'en faire un film qui recevra le prix de la meilleure mise en scène (en partenariat avec l'excellent Joel Coen). je retrouve Lynch, dans toute la splendeur de son arts, de ses délires...

Ce post sera le premier d'une série sur les réalisateurs qui me tiennent à coeur : Les frères Coen, Tarentino, Alan Parker, brian de Palma, Lars Van Trier, Splieberg et bien d'autres...
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