Last Exit...

Publié le par Laetitia

"Byrd jouait.Elle inclina la tête vers le poste et écouta les sons durs qui se pressaient, sans pourtant se toucher, elle aurait voulu tenir la main de Vinnie, les beaux sons étranges (la benzédrine, le thé et le gin aussi) l'emportant dans un rêve idyllique étrange où l'amour naissait de l'affection, pas de la sexualité; elle aurait seulement voulu partager ceci, rien que ces trois minutes de musique avec Vinnie, ces trois minutes hors de l'espace et du temps et rester là debout tous les deux, en se touchant la main peut-être, sans parler mais en sachant cependant...être complètement avec l'autre et pour l'autre, pas comme homme et femme ni comme deux hommes, pas comme des amis ou des amants, mais seulement comme deux êtres qui s'aiment...ces trois minutes ensemble dans un monde de beauté, un monde où il n'y aurait même pas le souvenir de jules, de voyous, de gouines ou d'Arthur, rien que la présence de l'amour...et les sons étranges de Byrd déchiraient l'air, les sons s'empilaient pour retomber exactement là où il le fallait, il n'y avait rien d'extraordinaire à ce que Byrd joue l'amour."

Last Exit to Brooklyn, Hubert Selby Jr

 


 

Un très joli texte mis en ligne chez Cristophe, d'Etgar Keret, extrait de Pensée en forme d'histoire.

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Publié dans Impressions à Chaud

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K
"Last Exit to Brooklyn", ça donne au cinéma : "Requiem for a dream". Je n’ai pas fini ce livre, commencer avant de quitter le sud, je me suis arrêté à la fin de la deuxième partie…<br /> Avant Selby, j’ai découvert John Fante "Demande à la poussière", "Mon chien Stupide"… <br /> Autre livre, unique et précieux, "La Conjuration des Imbéciles" de John Kennedy Toole, Editions 10/18" http://www.vialibre5.com/pages/magazine/n2-pages/n2-page_debat_4.htm
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L
pas pris le temps de voir le film....mais je reste plongée dans cet univers sordide, malsain et criant de vérité....
N
Un dénominateur commun avec Bernhard, l’écriture comme moyen de survivre à une grave maladie pulmonaire…
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L
 comme ça on a chacun le notre, d'écrivain rongé de l'intérieur...