Narcisse

Publié le par Laetitia

 

Narcisse, le Caravage, 1599

On passe tous, plus ou moins de temps chaque matin, dans la salle de bain.les femmes tentent de rattrapper les ravages de la vie par quelques miraculeuses peinture en trompe-couillon. Quand aux hommes, ils sont bien obligés de se raser devant la glace pour éviter quelques scarifications maladroites.

Narcisse n'avait, lui, aucun souci avec sa gillette-sensor-excel-trois-lames-double-tranchant-sans irritation pour le derme, car il était imberbe...Ca facilite la vie, d'oublier un peu ces problèmes de pilosité.

Et puis ça lui laissait beaucoup de temps pour se préparer un brushing impeccable (à la Bobby Ewing). Il pouvait s'en donner à coeur joie sur les masques et crèmes diverses qu'il piquait à sa mère. C'était un très beau jeune homme en pleine montée de testostéronne, uniquement interressé par l'image que lui renvoyait le miroir.

Et pourtant, une orde de nymphes se pamaient sur son passage, bien avant l'invention du fameux déodorant Axe. Echo tentait d'attirer son attention en fréquentant outrageusement le salon de coiffure où il officiait. En vain, pas un regard, pour la miss dont les cheveux commençaient à tomber, suite à la  décoloration permanantée de sa dernière visite. Une véritable catastrophe capillaire qui  la maintenait, désormais, loin du champ de vision  de ce coiffeur aux yeux bleus.

La seule chose qui éveillait les sens de Narcisse, était ce physique aux lignes parfaites, à la boucle ourlée délicieusement, au regard transparent... Il s'aimait d'un amour incommensurable( quelque peu débilisant)...

Je crois bien que s'il avait pu s'astiquer le gland pour se mirer dedans, il l'aurait fait.

Narcisse prennait son quart d'heure de pause, non loin du salon, près d'un point d'eau (certain appelerait ça , une flaque), dans une station service du X° arrondissement. Comme à l'accoutumé, après avoir délicatement englouti son thon/crudité, il voulu vérifié que son visage ne portait point la trace maculée de son repas. "On ne sait jamais, une crotte de nez échappé, et je ne ressemblerais plus à rien".

Il se pencha, vraiment connement au dessus de l'eau stagnante, croyant apercevoir un point noir qui manquait de déborder. Quand, tout à coup, dans un bruit fracassant, il fu happé par un bras violent et dégoulinant. Notre pauvre bonhomme se retrouva en un instant sur le capot d'une voiture, malmené par les rouleaux puissants du lavomatic de " l'Eléphant bleu". le cauchemar ne faisait que commencé, il fu pris dans le cycle long du lavage, et avant même la fin du lustrage, il périt dans le tourment infernale de la machine.

  Moralité:

Il aurait mieux fait de prendre rendez-vous chez le dermato !

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Publié dans Mythes Zurbains

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C
nar6 avait effectivement ce don d'ubiquité et une grosse bite à reluire ....ps: je découvre et j'aprécie l'humour à l'as de pic .....
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N
Les mites en plus elles bouffent tout, les connes !BizouXK
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L
Doù l'expression " avoir une grosse mite "....oui, je suis débile, mais j'assume;-))<br /> passe une bonne journée bel enfant !<br /> BzerXXL
L
Quel con ce narcisse, encore une blonde en action... :-))) J'aime bien tes adaptationsBiz
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L
merci... ça devient chiant un mythe, si on n' y met pas du sien ;-))<br /> Gros BizooX ma Lili
1
Narcisse : "Je mourrai plutôt que d\\\' être à toi" <br /> Echo (trichant) : " ... être à toi ..." <br /> L\\\' orgueil de son image est bien la vanité la plus accomplie.<br /> Ta version me fait penser au père Noël est une ordure : petit drame de la misère moderne, où même lorsque le sordide survient on rit.
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L
comme disait coluche "si on rigole pas des choses tristes, de quoi va t'on rire?"
J
Narcisse revisité, bravo !
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L
je te salue, Ho mon maître vénéré ;-))( ou mon écrivain préféré?)