La station service
Je ne viens pas là par hasard... faute de mieux, c'est la seule station sur cette nationale qui croise mon chemin quotidien...les détracteurs me diront que je pourrais utiliser un hélico, mais ça ferait un peu pompeux comme arrivée au travail... Donc comme des millions d'automobilistes blasés par le besoin de trouver de l'or noir sans creuser dans le jardin , je m'arrête...
Les quatres pompes sont occupées, je m'engage sur la 24/24, libre parce qu'hors service. Je me replace donc derrière la voiture possèdant la plus petite cilyndrée, dans l'espoir que le réservoir se remplisse plus vite.
Et bien non, ils ont tous décidé de me faire chier ce matin... En effet chacun laisse sa féraille devant la pompe pour aller payer en station... après les secondes, les minutes commencent à s'allourdir, mais surtout ce sans-gène général m'exaspère...
Bref, je tape du pied tel Panpan le lapin blanc, lancant des regards terrifiants derrière les Ray Ban en vrai plastique piquées à mon fils!
Bon, tu t'actives un peu, Madame Prout, j'y passe pas la journée !
Je prends le pistolet de la pompe avec un mouchoir (pour une fois que c'est à disposition) et l'introduit où il se doit. Il reste un peu d'essence, l'autre truffe n'a pas secoué son tuyau, et ce liquide nauséeux macule les clés de contact enfoncées sur le bouchon... Fuck.... Pour une fois que je me protège!!
je gare ma voiture, une fois le plein terminé et j'entre dans la station en humant le doux fumet qui se dégage de mes doigts. Une autre odeur me sautes toujours à la gorge dans cet endroit, le très célèbre numéro 5 de chez Wizard... Ca empeste à chaque fois ... A croire que tous les gens malades de la région viennent faire leur besoins ici en prenant leur café...
La petit caissière colle parfaitement à l'ambiance de la maison. Derrière sa silhouete épaisse, se dessine le placard du PQ et des produits d'entretien toujours largement ouvert... Studette coquette, pensant-je en mon for intérieur qui s'interdit tout vomi dans ces lieux.
Un détail termine ma petite observation : les cheveux de la demoiselle, gras et longs, tellement gras que l'on distingue encore avec précision les traces laissés par le peigne comme autant de petits sillons réguliers dans un champ.
Je repars en prenant soin d'ouvrir les vitres...la journée commence fort avec l'aromathérapie...
Hélas, je sais que je reviendrai encore, mais pas par hasard....
Les quatres pompes sont occupées, je m'engage sur la 24/24, libre parce qu'hors service. Je me replace donc derrière la voiture possèdant la plus petite cilyndrée, dans l'espoir que le réservoir se remplisse plus vite.
Et bien non, ils ont tous décidé de me faire chier ce matin... En effet chacun laisse sa féraille devant la pompe pour aller payer en station... après les secondes, les minutes commencent à s'allourdir, mais surtout ce sans-gène général m'exaspère...
Bref, je tape du pied tel Panpan le lapin blanc, lancant des regards terrifiants derrière les Ray Ban en vrai plastique piquées à mon fils!
Bon, tu t'actives un peu, Madame Prout, j'y passe pas la journée !
Je prends le pistolet de la pompe avec un mouchoir (pour une fois que c'est à disposition) et l'introduit où il se doit. Il reste un peu d'essence, l'autre truffe n'a pas secoué son tuyau, et ce liquide nauséeux macule les clés de contact enfoncées sur le bouchon... Fuck.... Pour une fois que je me protège!!
je gare ma voiture, une fois le plein terminé et j'entre dans la station en humant le doux fumet qui se dégage de mes doigts. Une autre odeur me sautes toujours à la gorge dans cet endroit, le très célèbre numéro 5 de chez Wizard... Ca empeste à chaque fois ... A croire que tous les gens malades de la région viennent faire leur besoins ici en prenant leur café...
La petit caissière colle parfaitement à l'ambiance de la maison. Derrière sa silhouete épaisse, se dessine le placard du PQ et des produits d'entretien toujours largement ouvert... Studette coquette, pensant-je en mon for intérieur qui s'interdit tout vomi dans ces lieux.
Un détail termine ma petite observation : les cheveux de la demoiselle, gras et longs, tellement gras que l'on distingue encore avec précision les traces laissés par le peigne comme autant de petits sillons réguliers dans un champ.
Je repars en prenant soin d'ouvrir les vitres...la journée commence fort avec l'aromathérapie...
Hélas, je sais que je reviendrai encore, mais pas par hasard....
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