La poignée de main !
ce petit post m'est inspiré par la muse qui m'amuse, le non moins célèbre Philoch'art, qui me rappelait dans un commentaire, les gens qu'on a tendance à ne pas aimer (voir pire!).
Je travaille dans un endroit où 95% des actifs sont de sexe masculin. Lorsque je ne connais pas, je salue oralement, mais quand une main se tend (non, je ne rentre pas la mienne dans la poche c'est malpolie), je la serre.
Chaque main tendue est différente :
- il y a les mous du gland, avec la poignée molasse, parfois humide ( à se demander s'il ne vient pas de se la secouer dans les toilettes), là c'est gros beurKKK !
- Il y a les puissants, les durs de la testostéronne, qui virilement, te broient le scaphoïde et quelques phalanges au passage. Même avec une solide préparation mentale, on n'échappe pas à la douleur.
- Il y a les méprisants, qui te tendent froidement juste le bout des doigts, des fois que tu leur refiles la chtouille de l'index (= grave maladie de certains fonctionnaires- j'ai dit "certains" hein Philou!! )
- Il y a les artisans, ceux qui n'ont pas les doigts coincés dans le c..., avec des mains caleuses, mais à la prise franche et volontaire. Il y a parfois le risque d'y laisser un morceau de peau ( pratique en cas de recherche d'ADN).
- Et il y a ceux dont la main s'emboite parfaitement dans la votre, avec une pression modérée et rassurante.
Mais la dernière poignée de main qui m'a touchée, fu celle du vieux pianiste au Duc des Lombards, où après avoir échangé un regard souriant pendant son set, je suis allée le voir pour le remercier du plaisir que j'avais eu. Il a pris ma main, entre ses longs doigts, plein de douceur et de tendresse, et l'a capturé , en l'enveloppant de l'autre. Quelques secondes de chaleur et de partage ...
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