
Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas autant tressailli sur mon fauteuil. Pendant le premier quart d'heure, on se demande un peu où l'on s'est laissé embarqué ?
Un montage impeccable, des images où la violence se laisse absorber comme un verre de jus de citron, c'est acide, ça fait mal, et ça pique l ! L'humour-à-froid cotoie l'intensité des scènes cadrées de près, brutales mais sans excès de bruitage de musique ou d'émoglobine. Les dialogues se font rares et presque superficiels:
- Si je ne reviens pas, tu diras à ma mère que je l'aime.(en réalité,c'était en VO)
- Mais elle est déjà morte depuis longtemps!!!
- Ha oui...ben, je lui dirai moi-même...
L'absurdité souligne la sobriété de la mise en scène toujours en rupture, où l'esprit se cherche, et parfois se perd. Un film mature, qui laisse place à la reflexion...Pas de morale, de happy end, pour les gentils comme les vilains, rien n'est jamais blanc où noir, la nuance est térrifiante de réalisme.
Un méchant, vraiment très méchant, joué par un acteur terrible, Javier Bardem.
J'ai vu un couple sortir au milieu de la séance, je comprend que l'on puisse ne pas adhérerau cinisme des frères Coen. Pour ma part, vous aurez sans doute compris que j'ai adoré !




Un Poële Godin

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